ACTUALITES DE LA LIGUE

 SALON DU TENNIS ET DU PADEL - 26 Août au 2 Sept 2018
www.salontennispadel.com
Affiche Salon du Tennis

 

A l'occasion du Salon du Tennis et du Padel, une conférence dédiée au Padel sera organisée à destination des Présidents de Clubs le dimanche 26 août 2018. Les Présidents intéressés pourront s'y rendre accompagnés de leur enseignant ou d'un représentant de leur collectivité.
Animée par différents intervenants fédéraux, elle traitera du programme suivant :


- Evolution du Padel en France
- Focus sur les constructions de courts/les normes de construction/les aides à la construction
- Développement de la pratique en club
- Présentation du matériel
- Pratique sur le Terrain

Conditions d'inscription :
Retourner la fiche de participation (adressée par la Ligue à tous les clubs) à ligue.paca@fft.fr avant le vendredi 13 juillet 2018.

Renseignements supplémentaires auprès de :
gaelle.boulic@fft.fr  et karine.pierson@fft.fr 

 

 

 

 

 


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INTERVIEW DE JEAN-CLAUDE BOUSTEAU, PRESIDENT DE LA LIGUE

Jean-Claude Bousteau : « Nos ambitions pour ces trois années de mandat »

Elu le 13 janvier dernier, le premier président de la Ligue Provence Alpes Côte d’Azur entend atteindre les 100 000 licenciés en PACA dans 3 ans. Rencontre.

 

Tout d’abord un mot sur vous, votre parcours dans le tennis et en dehors ?

« Parisien à l’origine, je suis arrivé en Provence en 1969. J’ai travaillé 19 ans chez IBM où j’étais ingénieur technico-commercial. J’ai ensuite créé une société de conseils en services informatiques où j’ai eu jusqu’à 42 ans salariés. J’ai eu cette entreprise jusqu’à ce que je prenne ma retraite. J’ai connu le tennis fort tard, vers 40 ans, quand ma fille a commencé à jouer à l’âge de 7-8 ans à Auriol. J’ai été parent accompagnateur, comme beaucoup. Et puis pour rendre service, je suis monté sur la chaise. Cela m’a plu et j’ai donc fait toutes les formations de juge-arbitre. J’ai juste échoué à la qualification de juge-arbitre fédéral, le plus haut niveau à l’époque. Partant de là, je suis devenu formateur et responsable d’un secteur des Bouches-du-Rhône. Et il y a un peu plus de 25 ans, Jean Warnke et Alain Fischer – qui se sont succédé à la présidence du Comité 13 - m’ont demandé de devenir secrétaire général du comité des Bouches-du-Rhône. Je suis resté 4 ans à ce poste jusqu’au départ d’Alain Fischer à qui j’ai succédé. J’ai donc été pendant 21 ans président du comité 13, avec comme gros chantier le déménagement de ses locaux de Marseille à Cabriès avec la construction du siège du comité et des cinq courts où le comité est installé depuis le 1er juillet 2005.

 

Vous voilà aujourd’hui président de la ligue, c’était une ambition ?

« Franchement, je n’ai jamais eu pour ambition de devenir président de ligue. Ce qui m’a poussé à le faire c’est le départ d’Alain Fischer. Après son accession au poste de secrétaire général de la FFT, des présidents de clubs des Bouches-du-Rhône qui me connaissaient bien et des présidents de comité m’ont pressé de me présenter et m’ont assuré de leur soutien.

Aujourd’hui, c’est bien sûr une fierté d’être devenu le premier président élu de la Ligue de tennis Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est aussi la fierté d’avoir autour de moi une équipe de 74 personnes alors qu’il n’y a que 41 postes au comité directeur. Beaucoup de gens ont voulu nous rejoindre et  j’en suis content car il va y avoir du travail pour tous ! ».

 

« Rapprocher deux modes de fonctionnement »

 

Constituer votre équipe a dû être un beau challenge ? 

« Avec la fusion des Ligues, il a fallu tout d’abord rapprocher deux modes de fonctionnement car nous avions deux ligues avec des fonctionnements différents liés notamment aux spécificités de chaque Ligue puisque la Provence était composée de 4 comités d’une grande diversité et la Côte d’Azur de deux comités avec des profils très proches.

Résultat nous avions en Provence une Ligue où chaque comité était représenté au travers de ses élus au sein du comité directeur et du bureau mais aussi des élus de Ligue, sans mandat dans les comités afin de pouvoir assurer correctement leurs missions régionales avec un objectif d’assurer un équilibre. Les comités étaient donc partie prenante mais sans forcément de fortes responsabilités. Il faut dire que si on prend le comité 13, c’était à l’époque 70% de la ligue de Provence et donc gérer un championnat au comité 13 où il y a plus de 1 500 équipes au total, c’était déjà un travail très important. On était très satisfait de cette organisation.

Le Var et les Alpes Maritimes, c’était différent. Avec deux gros comités à peu près de la même taille et de la même force sportive, les membres du comité directeur de Ligue Côte d’Azur étaient aussi des élus disposant d’un mandat départemental. L’échelon régional était moins développé puisque par exemple les championnats de Ligue n’existaient pas en Côte d’Azur puisque c’était simplement le champion du Var et le champion des Alpes Maritimes qui s’affrontaient.

 

Alors quelle a été votre philosophie pour finaliser cette équipe ?

Lorsque j’ai dû bâtir mon équipe, j’ai souhaité une représentativité des 6 comités au regard de leur poids – si je peux m’exprimer ainsi – au sein de la Ligue P.A.C.A. Par exemple, le comité de Vaucluse avec 8 500 licenciés a 2 représentants au Comité Directeur tandis que le Var avec ses 17 000 licenciés a 4 représentants. Ces représentants-là disposent à la fois d’un mandat régional et d’un mandat départemental.

J’ai ensuite souhaité que chaque comité propose des personnes non impliquées dans la gestion de  leur comité mais issu de leur département pour travailler uniquement pour l’échelon régional.

C’est un changement de culture important pour le 06 et 83 et donc je dirais que nous sommes dans un période de transition car ils ont souhaité que leurs représentants en charge de missions régionales soient aussi en charge de missions départementales.

Je continue à être persuadé que ce sera difficile de cumuler les fonctions non pas que les personnes en question ne soient pas compétentes mais sur le sportif par exemple il y a des championnats de Ligue étendus sur 6 départements à gérer, c’est énorme et cela nécessite énormément de disponibilité et de temps de travail.

Et bien sûr j’ai aussi pris soin au sein de cette équipe d’accueillir des personnes nouvelles avec des idées nouvelles que ce soit en tant qu’élus ou suppléants.

Il va falloir apprendre à tous nous connaître, à nous adapter et à modifier nos habitudes. Nous allons tous faire un bout de chemin les uns vers les autres car je souhaite que d’ici quelques semaines au pire quelques mois, nous ayons un fonctionnement unique des six comités et que tout le monde travaille de la même façon.

Il faut rééquilibrer un certain nombre de choses. Il faut donc parler, expliquer, discuter. Nous allons y arriver car il y a dans cette ligue des gens de bonne volonté.

 

Quelles sont vos ambitions pour ces trois années de mandat ?

« Ma grande ambition est surtout d’atteindre les 100 000 licenciés. Nous sommes actuellement 89 000. Pour atteindre cet objectif, j’ai quelques idées que j’ai soumis aux présidents de comité dont deux idées phares : 

-        Tout d’abord, organiser plus de visites dans les clubs de la part de nos conseillers en développement. Je veux qu’ils soient au moins 60% de leur temps sur le terrain.

-        Ensuite, je veux que l’on soit sûr d’avoir récupéré toutes les pépites dans les clubs, c’est-dire ces garçons et filles qui vont faire les futurs champions de demain. C’est l’équipe technique qui va s’en occuper.

Enfin, je veux que les six comités travaillent à la même vitesse, avec les mêmes procédures, les mêmes droits et les mêmes devoirs. Mais je n’ai pas l’intention d’imposer mes décisions. Je veux convaincre et qu’elles soient prises en commun afin qu’on avance tous ensemble d’un même pas ».

 

« Conserver un équilibre financier … »

 

Au plan sportif, quelles sont vos attentes ?

Quand la Provence était première du Trophée Chatrier –classement sportif national des Ligues-  la Côte d’Azur était seconde. Et inversement. Les deux forces additionnées, ça va être difficile pour les autres (rire) !

Nous voulons rester en tête de tous les championnats de France, des jeunes de 11 ans jusqu’aux plus de 75 ans… Nous souhaitons rester cette grande force sportive.

L’équipe technique de Ligue, composée désormais d’une quinzaine de personnes, doit être présente partout. Nous allons notamment accompagner les jeunes, leur donner des supports financiers ou humains. Tout en faisant attention de ne pas les couper de leur club. Il nous faudra trouver un juste équilibre.

 

Au cours de ces 3 ans, les défis à relever seront donc nombreux ?

« En effet ! Le premier sera de conserver un équilibre financier au niveau de la ligue et des comités. Un autre sera d’aller dans les clubs et de former les enseignants mais aussi les dirigeants. Car n’oublions pas que le turn-over des présidents de club est très important et qu’en moyenne ils restent moins de 7 ans à la tête de leur club.

Enfin, nous devons absolument nous ouvrir aux disciplines associées : le Paratennis notamment le tennis en fauteuil. Ensuite, il y a le Beach Tennis qui a du mal à démarrer sur le territoire.  Tout au contraire du Padel qui suscite beaucoup d’engouement. Mais si on ne s’empare pas de cette discipline au sein de nos clubs associatifs, ce sont des sociétés commerciales qui vont le faire et nous allons perdre des adhérents. Avoir dans un club de tennis, un ou deux courts de Padel devrait permettre d’attirer de nouveaux pratiquants et de fidéliser des jeunes et des anciens qui ne trouvent plus tout à fait leur compte dans le tennis traditionnel. C’est un sport très ludique, j’y crois beaucoup. Il va donc falloir aller chercher de l’argent pour construire ces terrains. Nous devrons montrer notre dynamisme auprès des investisseurs publics et privés».

 

Propos recueillis par Richard Lopez

 

 

 



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