ENGIE OPEN Biarritz Pays Basque 2018

ENGIE OPEN Biarritz Pays Basque du 9 au 16 septembre 2018, au Parc des Sports d’Aguilera, à Biarritz.

Rencontre avec Nathalie Dechy à l’Engie Open Biarritz - propos recueillis par Claire DEBAUGE

Plusieurs animations de la Ligue Nouvelle-Aquitaine ont eu lieu pendant ce tournoi : le tournoi TMC U12, En avant les filles, la réunion des dirigeantes et des enseignants…Que retiens-tu de toutes ces initiatives ?

Ce tournoi est une vitrine qui doit être vécue et partagée par tous les joueurs de la Ligue, quel que soit leur niveau. L’objectif principal est de donner accès au haut niveau à tous les passionnés de tennis car tout le monde n’a pas la chance de se rendre à Roland Garros.
Nous avons pu, durant toute la semaine, engager une synergie entre le tennis professionnel et le tennis amateur et faire de ce tournoi une vraie une fête du tennis ! Cet événement a aussi été l’occasion de repérer des futurs talents, comme lors du TMC U12, où l’on a pu observerdes petites filles qui jouent déjà très bien.

Comment pouvons-nous faire évoluer les mentalités sur le tennis féminin et encourager la pratique féminine ?

Il est impératif de valoriser les entraîneurs qui s’occupent plus spécifiquement des filles. Il faudrait aussi créer des clubs de filles et mieux communiquer.
Le tennis est un sport qui est un exemple à travers le monde entier, c’est l’une des disciplines qui a donné naissance à des championnes d’exception, comme Amélie Mauresmo, Mary Pierce, Marion Bartoli…mais on n’a pas assez communiqué à ce moment là.

D’après toi, est-ce nécessaire que ce soit des femmes qui enseignent le tennis aux petites filles ?

Ce qui est important c’est la passion, et l’apprentissage du début. Peu importe que l’enseignant soit féminin ou non. Le passage du niveau jeune à celui d’adulte est également un temps essentiel à ne pas négliger. Aujourd’hui, on ne joue pas assez pendant le cours, l’enfant devrait taper davantage la balle qu’il ne le fait.


Un petit mot sur le temps d’échange entre dirigeantes ?
C’est une rencontre qui permet de se constituer un réseau d’entraide, qui existe peu encore chez les femmes pour l’instant. C’est plus naturel chez les hommes. Il faut soutenir et développer ce type de rendez-vous ; c’est la raison pour laquelle on va le renouveler. Il faut encourager encore davantage les bénévoles dames à prendre des responsabilités, et comme cela a été répété plusieurs fois, ne pas hésiter à se faire confiance.


16/09/2019 Tamara KORPATSCH (n°180 WTA, Allemagne) remporte l'édition 2018 de l'ENGIE OPEN DE BIARRITZ face à Timea BACSINSZKY (n°751 WTA, Suisse)

Retour sur cette édition : http://www.engie-open-biarritz.fr

 

 


15 /09/2018 Réunion des dirigeantes

En marge du tournoi, s'est tenue une réunion des dirigeantes LNA, portant sur l'engagement associatif des femmes, dont voici un extrait :

Rappel de quelques chiffres relatifs à notre Ligue : 935 clubs, 180 présidentes, 390 secrétaires, 288 trésorières, 2 présidentes de comité sur 12, 535 arbitres 

Chiffres au niveau fédéral : 20% présidentes, 51% secrétaires, 37% trésorières et seulement 19% d’enseignantes.

 Mise en avant du bénévolat. En quoi le bénévolat féminin est-il différent ? Quelles sont les problématiques ?

o   Nous n’avons pas de problème de bénévoles mais plutôt de dirigeants. Les femmes hésitent à prendre des responsabilités, soit pour une interrogation sur leurs compétences, soit un problème de disponibilités. Cela évolue de manière encourageante.

o   On retrouve le même déséquilibre chez les pratiquants.

o   Etre dirigeante, c’est gérer une entreprise. C’est une 2ème journée de travail.

o   Peur du jugement. Les hommes n’y pensent même pas.

o   Pas la même exigence vis-à-vis des hommes que des femmes.  Trouver sa place, en référence à l’expérience de Nathalie Dechy dans le foot : les femmes, peuvent apporter un regard neuf, ouvert et d’autres compétences, issues pas nécessairement du sport.

o   Arbitrage : pas beaucoup de femmes. Retard en France, lié au manque de compétitrices également.

Une idée : valoriser davantage les parcours féminins, y compris les enseignantes, pour donner confiance et envie aux autres.

Donner plus de lisibilité sur ce que l’on attend en terme de tâches et de fonctions et développer les « rencontres », rôle des conseillers clubs dans les comités. Nécessité que les instances s’adressent aux clubs et aux dirigeantes plutôt que le sens inverse.

Intégrer l’arbitrage dans les cours : temps de jeu mais aussi d’arbitrage. Ce qui est fait au niveau Galaxie.

  Actions à mener dans les clubs  pour faire jouer davantage:

o   Notion de « répétiteur » : inciter davantage les jeunes à jouer, à avoir du temps de jeu et impliquer les parents, les ados, les membres du club.

o   Trouver des solutions pour « ouvrir » les clubs en dehors des entrainements et des cours : donner des accès aux parents, des créneaux horaires, leur fournir des équipements.

o   Etudier un kit « parents » pour les aider à jouer avec leurs enfants, avec des exercices à faire au mur.

o   Favoriser le jeu des filles : l’intégration dans les équipes de compétition Galaxie va dans ce sens.

 

 

  


 31/07/2018 Après Pauline Parmentier ou encore Mihaela Buzarnescu, qui remportera l’ENGIE OPEN Biarritz Pays Basque 2018 ?

 

 


24/07/2018 L'affiche de l'édition 2018  

 

Affiche Engie Open 2018

 


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